Seul_dans_le_noirSeul dans le noir

de Paul Auster

Actes Sud, 324 pages

19,50€

 

Voici l’histoire :

Seul dans le noir, je tourne et retourne le monde dans ma tête tout en m'efforçant de venir à bout d'une insomnie, une de plus, une nuit blanche de plus dans le grand désert américain." Ainsi commence le récit d'August Brill, critique littéraire à la retraite, qui, contraint à l'immobilité par un accident de voiture, s'est installé dans le Vermont, chez sa fille Miriam, laquelle ne parvient pas à guérir de la blessure que lui a infligée un divorce pourtant déjà vieux de cinq ans, et qui vient de recueillir sa propre fille, Katya, anéantie par la mort en Irak, dans des conditions atroces, d'un jeune homme avec lequel elle avait rompu, précipitant ainsi, croit-elle, le départ de ce dernier pour Bagdad... Pour échapper aux inquiétudes du présent et au poids des souvenirs, peu glorieux, qui l'assaillent dans cette maison des âmes en peine, Brill se réfugie dans des fictions diverses dont il agrémente ses innombrables insomnies. Cette nuit-là, il met en scène un monde parallèle où le 11 Septembre n'aurait pas eu lieu et où l'Amérique ne serait pas en guerre contre l'Irak mais en proie à une impitoyable guerre civile. Or, tandis que la nuit avance, imagination et réalité en viennent peu à peu à s'interpénétrer comme pour se lire et se dire l'une l'autre, pour interroger la responsabilité de l'individu vis-à-vis de sa propre existence comme vis-à-vis de l'Histoire. En plaçant ici la guerre à l'origine d'une perturbation capable d'inventer la "catastrophe" d'une fiction qui abolit les lois de la causalité, Paul Auster établit, dans cette puissante allégorie, un lien entre les désarrois de la conscience américaine contemporaine et l'infatigable et fécond questionnement qu'il poursuit quant à l'étrangeté des chemins qu'emprunte, pour advenir, l'invention romanesque.

 

Mon avis :


Avec les livres de Paul Auster je ne sais jamais à quoi m’attendre soit je le dévore de bout en bout et c’est un véritable coup de cœur (Brooklyn Follies, Mr Vertigo) soit une véritable déception et un calvaire (Trilogie New-Yorkaise).

 

Au vu des nombreuses critiques bonnes comme mauvaises, je ne pouvais de côté-là commencer à me forger ma petite opinion sur lui. Ne restait donc plus qu’à le lire par moi-même pour voir ce qu’il en était.

 

Et je dois dire que je me suis facilement laissé emporté par l’histoire et la plume d’Auster. J’ai adoré lire l’histoire d’Owen Brick, originale, inattendu et l’utilisation du monde parallèle fort bien trouvé.

 

Je me suis attaché au personnage d’August Brill, vieillard insomniaque créant des histoires et des personnages dans sa tête pour s’éviter de remuer des souvenirs trop douloureux pour lui, ainsi que de repense aux malheurs qui touchent sa fille et petite-fille.

 

J’ai vraiment apprécié cette lecture, tout y était pour moi-même si la fin perd légèrement de fougue.

Ma note : 9/10.coeur

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