Le_jeu_de_l_angeLe jeu de l'ange

de Carlos Ruiz Zafon

Robert Laffont, 536 pages

22€

Voici l’histoire :

Barcelone, années 1920. David Martin, dix-sept ans, travaille au journal La Voz de la Industria. Son existence bascule un soir de crise au journal : il faut trouver de toute urgence un remplaçant au feuilletoniste dominical. Sur les conseils de Pedro Vidal, chroniqueur à ses heures, David est choisi. Son feuilleton rencontre un immense succès et, pour la première fois, David est payé pour ce qu'il aime le plus au monde : écrire.
En plein succès, David accepte l’offre de deux éditeurs peu scrupuleux : produire à un rythme effréné des feuilletons sous pseudonyme. Mais après quelques années, à bout de force, David va renoncer. Ses éditeurs lui accordent alors neuf mois pour écrire son propre roman. Celui-ci, boudé par la critique et sabordé par les éditeurs, est un échec. David est d'autant plus désespéré que la jeune fille dont il est amoureux depuis toujours - et à laquelle le livre est secrètement dédié - va épouser Pedro Vidal.
Son ami libraire, Sempere, choisit ce moment pour l’emmener au Cimetière des livres oubliés, où David dépose le sien. Puis arrive une offre extraordinaire : un éditeur parisien, Corelli, lui propose, moyennant cent mille francs, une fortune, de créer une texte fondateur, sorte de nouvelle Bible, « une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, de tuer et d’être tués, d’offrir leur âme ».
Du jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique du meurtre se met en place autour de David. En vendant sa liberté d’écrivain, aurait-il vendu son âme au diable ? Épouvanté et fasciné, David se lance dans une enquête sur ce curieux éditeur, dont les pouvoirs semblent transcender le temps et l’espace.

Mon avis :

Comme beaucoup d’entre vous, la lecture de « L’ombre du vent » fut un véritable coup de cœur et quand j’ai vu son dernier roman en date disponible à la bibliothèque, je n’ai pas hésité une seconde. Et ce malgré les critiques plus que mitigées que j’en ai vu sur le web.

Déjà c’est un pavé, difficile de l’ignorer, presque 600 pages qui m’ont paru parfois un peu longue mais qui dans l’ensemble se lit très bien. Les critiques ne m’ayant jamais fait, je me suis donc lancé sans aucun à priori dans ma lecture. Et si le début m’a réellement emballé et transporté, le livre s’essouffle un peu vers le milieu/fin de l’histoire.

Et aussi comme beaucoup l’ont fait remarqué avant moi, le livre et l’histoire ne sont en fin de compte pas si différents du précédent. Et c’est cela qui est vraiment dommage, je trouve. Trop de similitudes tue notre lecture et cache le plaisir de la nouveauté que posséder « L’ombre du vent ». Je pense au vu de ce que j’en ai lu que Carlos Ruiz Zafon aurait pu faire bien mieux que cette pale copie de son premier roman.

Le début d’ailleurs était très prometteur et très entraînant, dommage qu’il ou que je me sois perdu en route, entre temps. On s’attache au personnage de David, de son amour impossible, de sa quête de reconnaissance et de gloire. De sa lutte pour écrire LE livre qui sorte de l’ordinaire et qui marque les esprits. Ces premiers pas, ces premières victoires et publications etc...

Mais passer ces moments-là, j’ai commencé à trouvé cela plus long, plus répétitif, plus déjà-vu (ou plutôt déjà lu). Il n’est reste pas moins un excellent livre mais il lui a manqué le petit plus de la nouveauté pour être aussi magique et excellent que le premier.                                Ma note : 7/10.

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