127_heures127 heures

d'Aron Ralston

Michel Lafon, 304 pages

18,90€

 

Voici l’histoire :

Le 26 avril 2003, Aron Ralston, jeune homme de vingt-sept ans, se met en route pour une randonnée dans les gorges de l'Utah. Alpiniste expérimenté, il collectionne les plus beaux sommets de la région. Pourtant, au fin fond d'un canyon reculé, l'impensable survient : un rocher se détache au-dessus de lui et emprisonne son bras dans le mur de rocaille. Le voilà pris au piège, menacé de
déshydratation et d'hypothermie, en proie à des hallucinations... 127 heures plus tard, comprenant que les secours n'arriveront pas, il prend la plus grave décision de son existence. S'il vaut survivre,
son seul espoir est de s'amputer le bras. Au-delà d'un récit d'aventure, au-delà d'un film qui déchaîne déjà les passions, 127 heures est le témoignage édifiant d'un homme qui a su aller au bout de lui-même et reconquérir sa liberté coûte que coûte.

Mon avis :

Il m'est toujours très difficile de chroniquer un livre témoignage car après tout c'est la vie ou le vécu d'une personne que nous jugerions et je n'aime vraiment pas cela. Ici cependant je n'ai pas vraiment ce problème car l'auteur a su retranscrire avec des mots très simples mais très percutant son calvaire de 127 heures.

Replaçons cependant le livre dans son contexte. Aron Ralston est un jeune de 27 ans qui n'a pas froid aux yeux, il adore les randonnées et l'alpinisme. En avril 2003 il se met en route pour une randonnée dans les gorges de l'Utah. Jusqu'ici rien de bien extravagant, cependant sans qu'il ne s'y attende le moins du monde un rocher se détache au dessus de lui et emprisonne son bras droit.

Commence ici le plus long et douloureux calvaire de toute sa vie. Au début, il réfléchit à trois possibilités dont la pire de toute serait de s'amputer le bras. Cependant après une rapide analyse de son matériel, il se rend vite à l'évidence que ce choix sera difficilement envisageable car il ne possède rien de suffisamment gros et solide pour couper ses os.

Aron passe par plusieurs étapes au cours de son long calvaire. Il essaie tous les moyens possibles et imaginables pour se dégager mais il doit se rendre à l'évidence, rien ni fait le rocher ne bouge pas et son bras reste toujours irrémédiablement coincé. L'espoir réside donc aussi dans la venue hypothétique de secours. Les deux jeunes femmes qui l'a rencontré au cours de son périple ou sa famille s'inquiétant ne pas le voir revenir. Commence aussi le rationnement de l'eau et de la nourriture.

Au début du livre, on sent qu'Aron reste très confiant et même s'il enregistre plusieurs messages au cas où il ne s'en sortirait pas, il garde toujours espoir et n'abandonne jamais. Pourtant plus le temps passe et plus cela l’oblige à se rendre à l’évidence. Bientôt il n’aura plus assez de nourritures ni d’eau pour continuer à survivre encore longtemps. Tout comme il y a peu de chance que les secours arrivent car personne ne sait réellement il devait aller et ou il se trouve maintenant.

S’en suit plusieurs phases assez logiques, jusqu’à la grande décision que nous connaissons tous. Des moments forts en émotions, où on souffre avec lui et où l’on ressent son désespoir. Un livre qui ne peux laisser indifférent, qui marque et qui prouve que l’être humain est prêt à tout pour survivre.

Un très beau livre que je suis contente d’avoir découvert, je remercie d’ailleurs les éditions Michel Lafon de ne m’avoir permis de le découvrir. Un beau témoignage, fort, touchant, poignant que je ne regrette pas d’avoir lu.

Ma note : 8/10.

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