CinqCinq

d'Ursula Poznanski

Presses de la Cité, 411 pages

22€

 

Voici l’histoire :

Un cadavre de femme gît dans un champ aux environs de Salzbourg, des coordonnées GPS tatouées aux pieds. Lorsque la police se rend à l'emplacement indiqué par celles-ci, elle découvre une boîte en plastique contenant une main d'homme. Ce sinistre butin est accompagné d'une énigme dont la résolution révélera de nouvelles coordonnées GPS. Débute alors pour la commissaire Beatrice Kaspary et son coéquipier Florin Wenninger une partie de géocaching macabre orchestrée avec maestria par un meurtrier qui les met au défi de le retrouver. La chasse aux trésors est ouverte…

Mon avis :

Il s’agit ici du premier roman sorti en France de cette auteur, c’est donc vierge de tout ressenti que j’ai entamé ma lecture. Le résumé du livre est une fois de plus ce qui m’a attiré en premier lieu et puis j’avais hâte de lire la manière dont l’auteur allait utiliser un outil dès plus singulier : le géocaching.

Déjà c’est déjà le premier bon point du livre, un petit renouveau dans cet univers en utilisant un moyen dès plus intriguant pour découvrir les caches du tueur. Qu’est-ce que le géocaching me direz-vous. Pour faire simple, il s’agit de retrouver grâce à des coordonnées GPS des caches contenant des objets, des petits mots etc… Bien entendu ici il ne s’agira pas de bijoux, objets ou autres mais de parties de corps humains et nos deux enquêteurs Bea et Florin vont se laisser dans un jeu de piste dès plus macabre.

J’ai trouvé le cheminement de l’histoire intéressant, malgré quelques petits temps morts parfois qui faisait un peu retombé la pression. Heureusement, l’auteur arrive suffisamment à nous tenir en haleine avec quelques petits rebondissements, pour que nous oubliions bien vite ces fameux creux.

On n’évite pas cependant, les clichés assez présent dans une grande majorité de thrillers, avec un héros ou ici en l’occurrence une héroïne avec un lourd passé, dont on découvrira les tenants et aboutissant au fil de notre lecture. Malgré tout, pour moi ce passé est fort bien exploitée et il prend un nouveau sens lors du grand final offert par l’auteur.

Je dois avouer qu’Ursula Poznanski a su manier l’art des fausses pistes et je n’ai pas deviné qui était ce fameux « Propriétaire » et encore moins c’est intention réelle avant que Bea elle-même ne le découvre. Le final du livre a d’ailleurs pour moi tenu toutes ses promesses et ne m’a pas déçue. Ce qui est quand même un point important dans un livre de ce genre.

L’écriture de l’auteur est fluide, simple et efficace. Après cela n’engage que moi bien sûr, mais elle aurait pu aller encore plus loin dans ses descriptions, histoire de renforcer un peu plus l’ambiance glauque et macabre de son enquête.

En tout cas pour une découverte, elle fut très bonne et j’espère avoir le plaisir de découvrir un autre de ses romans un jour en France. Je remercie grandement les éditions Presses de la Cité pour cette excellente lecture et je conseille ce livre aux fans du genre. Je pense qu’il ne devrait pas vous déplaire.

Ma note : 7,5/10.

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