10 mars 2009
Auprès de moi toujours de Kazuo Ishiguro
Auprès de moi toujours
de Kazuo Ishiguro
Folio, 440 pages
7,60€
Voici l’histoire :
Kath, Ruth et Tommy ont été élèves à Hailsham dans les années quatre-vingt-dix ; une école idyllique, nichée dans la campagne anglaise, où les enfants étaient protégés du monde extérieur et élevés dans l’idée qu’ils étaient des êtres à part, que leur bien-être personnel était essentiel, non seulement pour eux-mêmes, mais pour la société dans laquelle ils entreraient un jour. Mais pour quelles raisons les avait-on réunis là ? Bien des années plus tard, Kath s’autorise enfin à céder aux appels de la mémoire et tente de trouver un sens à leur passé commun. Avec Ruth et Tommy, elle prend peu à peu conscience que leur enfance apparemment heureuse n’a cessé de les hanter, au point de frelater leurs vies d’adultes.
Mon avis :
Voici un livre que j’ai encore lu en une journée et tout comme François Villon, je ne suis pas entré dans l’histoire. J’attendais pourtant beaucoup de cette lecture assez controversée dans le sens où j’ai lu beaucoup de critiques positives et négatives sur lui. Ayant lu auparavant « Les vestiges du jour » du même auteur, je m’attendais à en déguster tout autant sa lecture et bien non, je me suis ennuyée et le livre ne m’a pas vraiment touché plus que ça. Comme je le disais auparavant je suis resté totalement en dehors de lui. Est-ce peut-être du à ces histoires de dons et de personnes spéciales ou le fait que je crois qu’il ne se passe pas vraiment quelque chose d’important tout le long du livre. Bref une lecture terne et sans vie sans être pour autant un calvaire total non plus.
Je ne sais pas si c’est mon état d’esprit du moment qui fait ça mais c’est le deuxième livre que je dévore aussi vite sans rentrer du tout dans son univers.
Par contre l’un des points forts de ce livre malgré est l’écriture et le style propre à Ishiguro. Je l’avais déjà apprécié dans « Les vestiges du jour » et j’ai eu plaisir à le retrouver ici malgré tout.
Au final, une déception pour moi d’un livre dont j’en attendais peut-être un peu trop.
Ma note : 5/10.
![]()
![]()
![]()
02 octobre 2008
Le fusil de chasse de Yasushi Inoué
Le fusil de chasse
de Yasushi Inoué
Stock, 105 pages
7,50€
Voici l’histoire :
L’histoire d’une liaison, source de passion, de rupture et de mort, racontée à travers trois lettres inoubliables dans un style glacé et brûlant qui fait de ce court roman un chef-d’œuvre universel.
Mon avis :
Un petit livre très court, touchant, poignant, fort. En lisant ces lignes, on ressent toute la simplicité, la douceur, la passion, la grâce que l’auteur transmet à son texte.
Je ne le connaissais pas et même si j’en avais entendu beaucoup de bien je ne m’attendais pas vraiment à ça. La culture japonaise ainsi que ses auteurs ont un style bien à eux et c’est tout ce qui fait leur charme.
Je le conseille pour tous ceux qui veulent passer un beau moment empli d’amour, de poésie et de mensonges aussi.
Ma note : 8/10.
![]()
![]()
![]()
![]()
18 septembre 2008
Totto-Chan de Tetsuko Kuroyanagi
Totto-Chan
de Tetsuko Kuroyanagi
Pocket, 282 pages
6,40€
Voici l’histoire :
Tokyo, début des années 1940. Tetsuko, alias « Totto-chan », mène la vie dure à son institutrice qui finit par la renvoyer. Ses parents l’inscrivent alors à Tomoe, petite école éprise de liberté où de vieux wagons font office de salles de classe.
Là-bas, l’expérience de la vie est aussi importante que les leçons. Et grâce à un directeur atypique, Totto-chan réapprend à respecter les autres et à s’estimer elle-même. Elle prend goût à l’étude, assume ses échecs et gagne en autonomie, écrit des haïkus et rêve de danser. Elle comprend aussi ce que sont le racisme et l’intolérance, et découvre la guerre.
En 1945, Tomoe est détruite par les bombardements. Cependant, en quelques années seulement, cette institution pas les autres aura déterminé la vie entière de Tetsuko, aujourd’hui vedette de la télévision japonaise.
Mon avis :
Je pense que ce livre et cette école représente un peu l’idéal de chaque enfant qui sommeille en nous. Une école qui nous apprend sans nous montrer réellement qu’elle nous enseigne quelque chose. Une école où les enfants apprennent à leurs rythmes et à leurs façons et je pense que pour moi c’est encore la meilleure façon d’apprendre. Un livre simple court mais touchant. On voit au fil des pages l’attachement et l’importance qu’à eu Tomoe pour la petite fille surtout que cela remonte quand même à loin. Je pense qu’aurai tous souhaité avoir une école comme celle-ci. Ce livre délivre aussi de belles leçons de morale, sans prétention aucune et le directeur était vraiment le directeur parfait se souciant plus de ses élèves que de son école ou de sa réputation. Un très beau livre.
Ma note : 8/10.
![]()
![]()
![]()
![]()
08 juillet 2008
Le musée du silence de Yoko Ogawa
Le musée du silence
de Yoko Ogawa
Babel, 315 pages
8,50€
Voici l’histoire :
Un jeune muséographe vient d'entrer en fonction dans un manoir aux confins du monde. Sous la direction d'une vieille femme plutôt étrange, il devra recenser, agencer, mettre en scène une véritable collection d'objets, de reliques du quotidien, de vestiges d'une intimité disparue et pourtant soutirée depuis des années aux défunts du village voisin. Car ces objets ont un seul point commun : ils furent tous volés quelques heures après la mort de leur propriétaire... Empreintes du temps qui passe, variations autour de la mémoire, accumulations, obsessions : la mission de cet homme est complexe car le musée du Silence devra être à la hauteur des souvenirs de la vieille dame.
Mon avis :
Impression assez mitigée sur ce livre. Je n’avais encore rien de Yoko Ogawa et ne savait donc nullement à quoi m’en tenir et même si son style est fluide, simple et clair j’ai eu du mal à réellement entrer dans l’histoire et à y trouver un réel intérêt sauf vers la fin où tout s’accélère un peu plus. Ayant bien aimé le style de l’auteur je tenterai prochainement une autre lecture d’un de ces romans pour vraiment me faire une idée plus précise de son genre littéraire.
L’univers est assez étrange et particulier comme cela est souvent le cas avec les auteurs asiatiques. Ils possèdent d’ailleurs un peu plus que les auteurs européens ou américains ont du mal à retranscrire. Le lieu où se situe l’action n’est pas donné l’auteur nous laisse donc le soin de le mettre ce village n’importe où. Les personnages sont profonds mais parfois je dois dire que l’utilité de certains passages ou personnages ne m’a pas sauté au visage. Un livre intéressant et assez singulier dont j’ai un avis assez mitigé.
Ma note : 6/10.
![]()
![]()
![]()
24 juin 2008
La chat qui venait du ciel d'Hiraide Takashi
Le chat qui venait du ciel
d'Hiraide Takashi
Editions Philippe Picquier, 130 pages
6€
Voici l’histoire :
Voici un roman touché par la grâce, celle d'un chat " si petit et si frêle qu'on remarquait tout de suite ses oreilles pointues et mobiles à l'extrême ". Quand un jeune couple emménage un jour dans le pavillon d'une ancienne demeure japonaise, il ne sait pas encore que sa vie va s'en trouver transformée. Car cette demeure est entourée d'un immense et splendide jardin, et au cœur de ce jardin, il y a un chat. Sa beauté et son mystère semblent l'incarnation même de l'âme du jardin, gagné peu à peu par l'abandon, foisonnant d'oiseaux et d'insectes. Tout le charme infini de ce livre tient dans la relation que le couple va tisser avec ce chat qui se fond dans la végétation exubérante pour surgir inopinément, grimpe avec une rapidité fulgurante au sommet des pins gigantesques, frappe à la vitre pour se réconcilier après une brouille. Un charme menacé, car ce qui éveille en nous la beauté et appelle le bonheur est toujours en sursis... Hiraide Takashi, qui est avant tout poète, a insufflé une lumineuse et délicate magie à cette histoire du " chat qui venait du ciel ", son premier roman, largement autobiographique.
Mon avis :
Un magnifique petit roman qui exprime l’implication que peuvent avoir les animaux dans notre vie. Un style d’écriture fluide, simple avec une légère note de poésie si cher à la culture japonaise. Je pense qu’il faudra vraiment que je me penche plus sérieusement sur la culture asiatique qui a un style si différent et empli de poésie, de douceur. Un livre un peu court et qui se lit même trop rapidement mais une vrai petite merveille. A découvrir donc.
Ma note : 7/10.
![]()
![]()
![]()
![]()
25 avril 2008
Les vestiges du jour de Kazuo Ishiguro
Les vestiges du jour
de Kazuo Ishiguro
10/18, 266 pages
7,40€
Voici l’histoire :
Eté 56. Stevens, un majordome vieillissant, lui-même fils de majordome, a hérité d’une tradition immuable. Insensible aux aléas de l’Histoire, figé dans le temps et uniquement préoccupé de la dignité de sa profession, il est passé à côté de la vie. Son destin basculera-t-il lors de son voyage vers l’Ouest de l’Angleterre pour retrouver Miss Kenton, autrefois gouvernante au château et dont il n’avait jamais compris l’intérêt qu’elle lui portait ?
Mon avis :
L’une des premières choses qui me vient à l’esprit pour décrire ce livre c’est soit on n’aime et on se laisse emporter par l’histoire si joliment conté par l’auteur soit on n’adhère pas et on s’ennuie pendant une très grande majorité du livre. J’ai trouvé que Kazuo Ishiguro savait manier les mots et les phrases, je me suis vraiment laissée séduire et transportée par son histoire qui en fait ne compte ne casse pas vraiment trois pattes à un canard. J’aime son style et c’est pour ça que j’ai vraiment hâte de découvrir un autre de ses chefs d’œuvre qu’est « Auprès de moi toujours » Stevens, le majordome est un personnage attachant et pas aussi froid qu’on l’on pourrait se le supposer, il est dévoué à son maître, à un profond respect pour son père, grand majordome lui aussi. Un livre assez singulier en sorte car je ne me souviens pas en avoir beaucoup lu traitant d’un majordome vieillissant amoureux en secret, même de lui-même, de Miss Kenton. C’est certainement pour ses sentiments cachés qu’il va s’inventer autant d’excuses pour se convaincre d’aller à sa rencontre comme le lui propose une lettre qu’elle lui a envoyée. C’est donc au cours de son voyage avec la voiture de son patron que l’on va découvrir différents moments de sa vie de majordome, de la mort de son père à la connaissance de Miss Kenton. Un livre beau mais peut être pas à la portée de tous le monde car comme je l’ai vu et dit soit on aime Ishiguro soit on déteste.
Ma note : 7/10.
![]()
![]()
![]()
![]()
